Le sujet de BAC SVT 2025 session normale couvrait 3 domaines majeurs du programme 2 BAC : génétique humaine avec dihybridisme, consommation de la matière organique (respiration cellulaire) et écologie avec bioaccumulation. Moyenne nationale observée : 11,8/20. Voici la correction exercice par exercice.
- Partie I — Restitution (5 pts) : QCM + question ouverte sur la mitochondrie
- Exercice 1 (5 pts) : Respiration cellulaire — bilan énergétique
- Exercice 2 (6 pts) : Génétique humaine — maladie BRCA1 + dihybridisme
- Exercice 3 (4 pts) : Pollution marine — bioaccumulation DDT
Partie I — Restitution des connaissances (5 pts)
QCM — Mitochondrie
Question : « Parmi les propositions suivantes concernant la mitochondrie, cochez la (les) bonne(s) réponse(s). »
- a) La membrane interne est lisse — FAUX (elle présente des crêtes = cristæ)
- b) La matrice contient les enzymes du cycle de Krebs — VRAI
- c) La chaîne respiratoire est située dans l'espace intermembranaire — FAUX (membrane interne)
- d) L'ATP synthase est une protéine transmembranaire — VRAI
Réponses correctes : b et d (2 pts)
Question ouverte — Rôle de l'ATP
Réponse-type attendue : « L'ATP (adénosine triphosphate) est la monnaie énergétique universelle de la cellule. Sa hydrolyse (ATP → ADP + Pi) libère 30,5 kJ/mol d'énergie utilisée pour les réactions anaboliques, la contraction musculaire, les transports actifs. Sa synthèse est couplée à la respiration cellulaire par phosphorylation oxydative au niveau de l'ATP synthase. »
Exercice 1 — Respiration cellulaire (5 pts)
Document : graphique montrant la consommation d'O₂ par des mitochondries isolées, avant et après ajout de glucose puis d'un inhibiteur (roténone).
Q1 — Interprétation du graphique (1,5 pt)
« Sans substrat, la consommation d'O₂ est nulle. L'ajout de glucose entraîne une augmentation linéaire de la consommation d'O₂ : les mitochondries oxydent le glucose via la chaîne respiratoire (accepteur final = O₂). L'ajout de roténone stoppe immédiatement la consommation d'O₂ : la roténone bloque le complexe I (NADH → ubiquinone), donc le transfert d'électrons. »
Q2 — Bilan énergétique complet de la respiration (2 pts)
Équation globale : C₆H₁₂O₆ + 6 O₂ → 6 CO₂ + 6 H₂O + énergie (ATP)
Détail :
- Glycolyse (cytoplasme) : 2 ATP net + 2 NADH
- Cycle de Krebs (matrice mitochondriale) : 2 ATP + 6 NADH + 2 FADH₂
- Chaîne respiratoire + phosphorylation oxydative : ~34 ATP (à partir des 10 NADH et 2 FADH₂)
- Total : 36 à 38 ATP par molécule de glucose
Q3 — Texte scientifique (1,5 pt)
Rédaction libre attendue sur le couplage oxydation-phosphorylation : « Le NADH cède ses électrons au complexe I. Les électrons descendent la chaîne respiratoire (complexes I → III → IV), libérant de l'énergie qui pompe des H⁺ vers l'espace intermembranaire. Le gradient électrochimique fait tourner l'ATP synthase qui synthétise l'ATP à partir d'ADP + Pi. »
Exercice 2 — Génétique BRCA1 + Dihybridisme (6 pts)
Document 1 : arbre généalogique d'une famille porteuse du gène BRCA1 (cancer du sein).
Document 2 : croisement de drosophiles pour 2 caractères (couleur des yeux × longueur d'ailes).
Q1 — Mode de transmission BRCA1 (2 pts)
Analyse de l'arbre :
- La maladie touche les 2 sexes → non liée au sexe (autosomique).
- Des parents sains peuvent avoir un enfant malade ? Dans l'arbre de 2025 : OUI → allèle récessif.
- Conclusion : transmission autosomique récessive.
Notation : m = allèle malade, M = allèle sain. Malade = m//m, sain = M//m ou M//M.
Q2 — Dihybridisme drosophile (4 pts)
Croisement F1 × F1 donne 4 phénotypes dans les proportions 9:3:3:1 → gènes indépendants (pas liés).
Parents F1 hétérozygotes pour les 2 gènes : AaBb × AaBb.
Gamètes : AB, Ab, aB, ab (¼ chacun).
Tableau de croisement 4×4 → 16 combinaisons.
Phénotypes F2 : 9/16 [A-B-], 3/16 [A-bb], 3/16 [aaB-], 1/16 [aabb].
Exercice 3 — Bioaccumulation DDT (4 pts)
Document : tableau de concentration du DDT le long d'une chaîne trophique marine (plancton → petits poissons → gros poissons → oiseaux piscivores).
Analyse attendue
« La concentration de DDT augmente d'un facteur ~10 à chaque niveau trophique. C'est le phénomène de bioamplification (ou biomagnification) : le DDT, liposoluble et non biodégradable, s'accumule dans les graisses. Chaque prédateur concentre le DDT de toutes ses proies. Les oiseaux de haut niveau trophique sont les plus touchés : fragilisation de la coquille des œufs, chute démographique observée dans les années 1960-70 (aigle pêcheur). »
Conséquences et mesures
Interdiction du DDT au niveau international (Convention de Stockholm 2001), mais persistance dans les écosystèmes 30 à 50 ans après l'arrêt d'utilisation.
Barème type et points de vigilance
- Chaque schéma titré et légendé : +0,5 pt
- Vocabulaire scientifique précis : nécessaire pour atteindre 15+
- Conclusions explicites pour chaque exercice : +1 pt cumulé
- Unités oubliées (kJ/mol, μg/kg) : -0,25 pt par occurrence
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